Bienvenue à Metato !
(Clique sur les photos pour les voir apparaître en grand format)
Tout d'abord, parcourons le chemin qui mène à mon terrain.
Après avoir traversé le village à pied, on se retrouve sur un petit chemin de randonnée (c'est par là que devra transiter tout le matériel de construction). Les voitures ont obligatoirement été laissées sur le parking, 600 mètres en amont.
Le bâtiment au centre de la photo, c'est mon palace.
30 mètres plus loin. A gauche, où l'on devine un petit muret, se trouve la propriété de Monsieur O., maçon de son état et ancien propriétaire de mon terrain.
Puis, une dizaine de mètres plus loin, sur la droite, se trouve l'avant-dernière maison de Metato récemment achetée par des Parisiens vivant à Rome (Madame est une collègue d'histoire-géo...). Avec Monsieur O., ils seront mes voisins les plus proches. Nous sommes à plus de 400 mètres du centre du village, autrement dit c'est la banlieue de Metato.
Encore une quinzaine de mètres et le chemin a tendance à être plus étroit.
Encore 20 mètres et l'on arrive à une petite bâtisse qui sert de remise agricole. Cette petite maisonnette et l'oliveraie qui est autour sont la propriété de l'église locale.
La chiesa italiana n'est pas à plaindre...
Encore 20 mètres et le chemin est encore plus étroit. Pas question de faire passer un tracteur ici...
30 mètres plus loin, on arrive enfin au terrain...
Début du terrain (qui a été nettoyé avec l'aide efficace de Pauline).
On peut voir la pile d'arbustes, de racines, de mauvaises herbes qui a été retirée. A gauche, le premier olivier libéré de sa gangue de végétaux parasites. A droite, le sentier de randonnée; à l'arrière-plan, la montagne (ce sont les Alpes Apuanes) et le début du parc naturel. Dans mon dos se trouve le village. Théoriquement, je suis la dernière maison du village dans cette zone.
Autre photo du même endroit avec les montagnes au loin.
La même zone prise d'un autre angle. La photo est prise depuis le sentier de randonnée qui sert d'accès à la maison. A gauche, c'est la direction du village, à droite les montagnes. Malheureusement, jai oublié de prendre une photo avant les opérations, c'était pourtant la jungle avant. Au premier plan: serpe et pioche... On voit se dessiner un chemin qui monte: ce sera la route d'accès à la maison.
Toujours le début du terrain, partie droite de la photo précédente. On peut ainsi voir le début de l'aplomb rocheux qui clôture mon terrain.
Voici le promontoire rocheux, haut d'une vingtaine de mètres (soit environ un immeuble de 6 étages), qui surplombe l'entrée de mon terrain. La photo (prise du sol vers le ciel) ne traduit pas suffisamment la raideur de la pente. Toute cette zone est encore à nettoyer de ses herbes et arbustes... Un endroit propice à l'escalade.
Maintenant, engageons-nous sur le petit chemin qui monte jusqu'à la maison et qui parcourt mon terrain...
Voici le chemin qui mène à la maison. On reconnaît l'olivier ici à droite. Comme on peut le voir, le chemin (qui part sur la gauche) n'est pas encore opérationnel. La roche est encore trop saillante par endroits. On peut bien sûr pratiquer ce chemin à pied pour l'instant mais l'objectif est de l'élargir et d'en faire une petite route cimentée d'un mètre de large qui permettra de faire parvenir le matériel de construction au moyen d'un petit transporteur à chenilles comme celui-ci...
Certaines de ces machines, qui fonctionnent avec de petits moteurs à essence, peuvent transporter jusqu'à 500 kg sur des terrains pentus. Idéal pour acheminer le sable de construction, les sacs de ciment, les tuiles, etc. Une des premières choses à acquérir avant de lancer les travaux.
Le chemin d'accès à la maison (en plus gros plan)
10 mètres plus loin sur le chemin.
Comme on le voit, il y aura beaucoup de roches à faire sauter pour construire une route d'accès décente. C'est pour cela que j'ai acheté ce marteau-piqueur...
Avec ce précieux engin, on peut soit buriner directement la roche en mode marteau-piqueur, soit forer un trou dans lequel on placera un coin éclateur comme celui-ci...
On insère intégralement les deux gaines recourbées dans le trou. Puis on place la pointe centrale entre ces deux gaines. Quelques coups de masse sur cette même pointe et la roche se fend (théoriquement, car malheureusement nombre de coins restent parfois coincés dans une roche trop dure ou dont on a mal su repérer les veines). Cela permet de retirer d'un seul coup un gros morceau de roche.
Si la roche est friable, on burine; si la roche est dure, mieux vaut enfoncer un coin.
Le même début de chemin mais vu du dessus. L'olivier au centre est le premier olivier mentionné plus tôt. Il marque l'entrée du terrain. A côté, à droite de l'image, le chemin (public) de randonnée. La forêt est partout. On peut remarquer que ça grimpe déjà assez sec.
On continue à monter en direction de la maison. A gauche du chemin, c'est le terrain de mon voisin, Monsieur O., à droite, mon terrain. Les roches sont partout.
On monte toujours...
Le chemin est parfois très obstrué par la roche... A droite, une assez grosse souche d'arbre s'est implantée au coeur du rocher.
On arrive à la première terrasse (en pierres sèches, c'est-à-dire sans ciment -un mur sec est particulièrement difficile à réaliser-). Encore beaucoup de roches sur le chemin à faire sauter.
Autre vue de cette terrasse.
Le terrain n'est pas encore nettoyé, il y a du boulot...
Toujours cette même terrasse (détail).
La même terrasse (partie droite) avec un olivier fièrement étreint par le vent.
On passe cette première terrasse, le chemin est un peu plus net mais assez étroit. Tout ce qui est à gauche du chemin appartient à mon voisin.
Au passage, on peut admirer la beauté du mur de pierres sèches, c'est du grand art et c'est là depuis au moins 70 ans...
Une des priorités est de nettoyer ces terrasses des végétaux qui poussent en leur sein. Leurs racines, en s'étoffant, fragilisent la pierre et donc le mur dans son ensemble.
Si on lève la tête, à droite, d'autres terrasses en pierres sèches se dévoilent sous les herbes.
Poursuivons sur le chemin...
Ca y est, le palais est en vue.
A partir de la pierre marquée "106" au premier plan, le terrain à gauche en contrebas de la maison m'appartient.
Si l'on regarde à gauche en dessous, on découvre au premier plan quelques toits épars. La maison la plus à gauche, à une cinquantaine de mètres, est celle de Bryan.
A l'arrière-plan, à gauche, on distingue la vallée et la ville de Camaiore (ville de 30 000 habitants distante de 5 kilomètres). C'est là qu'on fait les courses et qu'on va manger de (très) bonnes glaces, sans parler du café divin qui coûte 90 centimes.
Tout au fond, il faut deviner la mer...
La ville de Camaiore.
On voit mieux la ville sur cette carte postale. Elle tire son nom du latin "Campus Maior"; en effet, le site avait été choisi par les Romains pour établir une de leurs grandes bases militaires.
Encore un petit effort et on arrive à la maison.
Le terrain n'a pas été nettoyé depuis longtemps...
Si l'on regarde en face, la forêt domine et forme un écrin naturel, très reposant.
Derrière ces collines, la mer à quelques kilomètres...
La première terrasse sous la maison a été nettoyée. Au milieu de la photo, on devine difficilement un fil tendu entre deux arbres; c'est la limite de mon terrain.
Gros plan sur cette même terrasse qui jouxte la maison (en haut à droite), le fil est au loin à gauche.
Le fil d'encore plus près.
La terrasse nettoyée vue d'un autre angle.
A côté de la maison, un arbre mort qui frémit sous les appels du vent.
A couper ultérieurement.
Voici ce qui est appelé à devenir une (petite) maison d'habitation. En l'état, elle peut accueillir deux niveaux de 20 mètres carrés chacun. En fait, c'était une grange destinée à accueillir les vaches qui venaient paître sur les hauteurs du village.
Cette bâtisse était déjà là avant la guerre. En effet, les plus anciennes du village m'ont dit qu'elles l'avaient toujours connue.
En tout cas, les murs semblent tenir bon. Mais pas d'eau, pas d'électricité. Il y a du pain sur la planche...
Vue depuis la première terrasse en contrebas.
La végétation pousse effrontément dans le salon.
La maison (détail).
Trou servant de fenêtre ou plutôt de voie d'aération.
Etonnant que le mur soit toujours debout...
Voici l'espace jouxtant la maison et qui deviendra une terrasse cimentée et dans un premier temps un lieu de travail et de stockage des matériaux.
Ce sera, à terme, un lieu de vie pavé de tomettes avec table, chaises et un four à pizza.
A l'arrière-plan, le fil qui marque la limite du terrain.
Le lieu de vie pris d'un autre angle.
Ce même fil marquant la limite du terrain.
Quelques vues du terrain:
Des herbes folles partout...
Tout cela reste à nettoyer.
La pente, qui est assez raide, ne facilitera pas la tâche...
Au total, il y a peut-être 25 oliviers sur le terrain. Je prévois d'en planter de nouveaux.
Cette superposition de terrasses laisse deviner la raideur de la pente.
Encore des terrasses sèches. A l'arrière-plan, sur la droite, le "sommet" du promontoire rocheux évoqué au début.
Ce tas de branchages marque la limite inférieure de mon dô-maine.
On aperçoit le terrain -très nettoyé- du voisin en contrebas.
Ici, entretenir son terrain et couper l'herbe est essentiel et pas seulement pour des raisons esthétiques. Un terrain propre, entretenu, dont l'herbe est coupée régulièrement, empêchera aux incendies de se propager. On ne le fait pas seulement pour soi mais aussi pour ses voisins.
Le même tas de branchages vu depuis le chemin d'accès. Terrain pentu...
Au-dessus de la maison, mon terrain se poursuit sur une vingtaine de mètres: environ 1000 mètres carrés de forêt sur un terrain très raide. Ca ne sera pas facile à nettoyer ni à entretenir...
En été, pour peu que le vent soit favorable, un feu embraserait tout en quelques minutes à peine.
Les sangliers, de plus en plus nombreux dans le coin, n'hésitent plus à se rapprocher du village pour chercher leur pitance. L'un d'eux a même été retrouvé mort cet été en plein centre du village. Alors qu'il parcourait de nuit les hauteurs, il a fait une chute fatale de plus de six mètres pour atterrir sur le chemin communal.
Le problème, c'est que pour chercher les racines ou les vers dont ils se nourrissent, ils creusent et retournent la terre.
Sur des terrains aussi pentus que les nôtres, cela crée une vraie nuisance car ils détruisent les terrasses et fragilisent la stabilité des sols. Ici, au centre, une de mes terrasses de pierres sèches s'est écroulée sous leurs assauts répétés.
Ici, dans le coin inférieur gauche, on peut voir la terrasse partiellement effondrée.
Voici une vue un peu meilleure du panorama. Ma maison est à droite, à gauche le long toit est celui de Bryan.




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